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A l’heure où l’Olympique Lyonnais a lancé son projet OL Land, le site officiel de l’ASVEL nous éclaire sur le projet de grande salle sur Lyon une dizaine d'année après avoir quitté la Maison des Sports pour l'Astroballe qui semblent déjà trop juste pour l'avenir prévu par le président Moretton. Antony Thiodet, le directeur exécutif du club répond aux questions de son site. Morceaux choisis :
« En France par exemple, on parle d’une nouvelle salle de 10.000 places à Orléans. Ou encore d’un agrandissement de la salle de Strasbourg. Ou encore de la construction d’une salle à Rouen. Ou encore d’une halle vacheresse portée à 6.000 places à Roanne. Aussi nous pensons que non seulement notre compétitivité européenne à terme dépend d’une nouvelle installation. Mais également que notre compétitivité en France serait altérée si nous ne bougeons pas. Et comme on a la chance d’être à Lyon, une des très grosses agglomérations de France, on se dit que l’idée d’une grande salle ici n’est pas saugrenue. » (…) « ce type d’installations, dés lors qu’elles sont pensées avec des logiques de performance économique, se rentabilisent par elle-même. A la condition qu’elles hébergent une grosse centaine d’événements par an. Certains tourneurs internationaux dans le spectacle nous ayant fait part de leurs besoins d’avoir un point de chute de ce type à Lyon, qu’ils considèrent comme un marché attractif, ce sont quarante à cinquante événements qu’ils pourraient y faire venir. Et comme de notre côté, au sein de Gones & Sports, avec le Basket, le Tennis et le Hockey on en aurait 60 environ à terme, et bien on arrive à la taille critique qui permet de quasiment auto-financer la salle. » (…) « La salle devra avoir une capacité de 15.000 au moins pour pouvoir accueillir un jour un Championnat d’Europe de Basket ou un Championnat du Monde de Hockey. Mais elle devra aussi être modulable pour présenter par exemple une configuration basse à 8.000 en fermant la couronne haute. Nous prétendons pouvoir y mettre 8.000 spectateurs en moyenne sur le Basket et le Tennis et 6.000 sur le Hockey. » A propos de la baisse des affluences dans les salles de Pro A, le direx villeurbannais répond : « Cela ne nous étonne pas. Nous l’avons subi avant les autres. Parce que la concurrence devient de plus en plus forte. Les gens zappent d’un spectacle à l’autre, d’un loisir à l’autre. Il faut donc s’employer pour les attirer et les fixer sur nos événements. Cela ne se fait plus tout seul. Pas plus ici qu’en NBA ou toutes les franchises déploient une énergie considérable pour remplir leur salle. (…) Nous sommes passés de 3.000 à 5.000 spectateurs de moyenne en quatre ans. Pour passer à 8.000 dans quatre ans, il nous faut simplement 2 fois plus de commerciaux. Il est assez naturel que cette activité fonctionne finalement comme les autres et qu’il ne soit plus suffisant d’attendre le client derrière le comptoir. Ce serait trop facile. » (…) A propos du profil des spectateurs de l'Astroballe (difficile à enthousiasmer et à fédérer derrière son équipe depuis 2002), Antony Thiodet note :
« il est manifeste et regrettable qu’il y ait moins de passionnés de Basket. Plusieurs facteurs ont joué. Certains de notre pleine responsabilité. Mais nous devons faire avec, sans nous interdire de faire en sorte de faire naître la passion chez le plus grand nombre. (…) A défaut d’y parvenir, nous nous refusons de mourir à petit feu et sommes résolus à aller chercher des gens qui ne sont pas forcément des passionnés mais qui auront plaisir à découvrir nos activités. Et il nous en faudra plus encore demain qu’aujourd’hui. »
On supplanterait Paris, les grands tourneurs privilégiant une salle moderne dans un marché de notre importance à un Bercy dépassé sur le marché parisien. « Nous sommes donc confiants sur le point que les acteurs politiques qui doivent rester les moteurs de ce type de projet, même s’ils n’en sont pas les financeurs principaux, donnent très bientôt l’impulsion attendue par nos partenaires privés potentiels. » « Les considérations de localisation dépassent nos compétences. Voilà pourquoi nous énonçons que le mouvement politique doit garder le contrôle. Parce que positionner un équipement de ce type sur une agglomération, c’est faire de l’aménagement du territoire. Aux gens compétents de s’exprimer. Le seul avis que nous pourrions donner est qu’une localisation sur Villeurbanne au Carré de la Soie s’inscrirait dans une continuité historique. » (…) « Si on devait aller ailleurs qu’à Villeurbanne, il faudrait simplement veiller à ce que les racines du Club y reste. Par l’édification d’un centre d’entraînement dédié au Basket par exemple. C’est un autre dossier qui est sur mon bureau et qu’on évoquera à un autre moment. » L’interview complète sur le site officiel
Cdts photos : www.asvel.com
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