Alors que l’on craignait le pire, l’équipe de France est revenue
d’Italie avec une victoire précieuse dans la perspective de la
qualification pour le prochain Eurobasket. Partis sans certitudes et surtout
sans Parker, les Bleus se sont rassurés sur leur niveau actuel.
Ayant tout juste rejoint l’équipe, Aymeric Jeanneau était aligné d’entrée aux côtés de Batum, Diaw, Pietrus et Turiaf. Appliquée tant en défense qu’en attaque, l’équipe de France prenait rapidement quelques longueurs d’avance, jusqu’à faire monter l’écart à dix points (9-19) grâce à un Florent Pietrus aiguisé (10 points dans ce premier quart). L’Italie avait beau se reprendre par Gigli et Mancinelli, la Nazionale restait à six longueurs à la 10e : 15-21.
Les relais effectués par Antoine Diot et Johan Petro ne s’avérant pas vraiment concluants, l’Italie grignotait peu à peu son retard, et passait même devant à la 14e (25-24). De retour sur le parquet, Jeanneau remettait les siens dans le sens de la marche. Les Bleus concluaient ensuite le premier acte en tête (29-35). Le troisième quart-temps voyait revenir définitivement les Italiens dans le match, avec Marco Belinelli qui commençait son show. Les Bleus souffraient mais tenaient tant bien que mal (51 partout à la 30e).
Tout était à refaire, et, compte tenu du passif de l’équipe de France dans les matchs serrés, on pouvait s’inquiéter, surtout que Belinelli était inarrétable. Mais Batum, qui avait annoncé dans la presse qu’il pouvait bien arrêter la star italienne, répondait coup pour coup, enchaînant un lay-up puis un trois-points qui donnaient trois longueurs d’avance aux Bleus à moins de deux minutes du terme (63-66). Par deux fois, Pietrus avait l’occasion d’enfoncer le clou derrière la ligne à 6,25 mètres, sans succès. De leur côté, les Italiens revenaient à égalité par sur lancers-francs. À quelques secondes du terme, la France restait malgré tout maître de son destin avec la possession. Mais Turiaf ratait sa cible, puis Batum balançait un airball.
Prolongation. Sans Jeanneau sorti pour cinq fautes, l’équipe de France entamait l’extra-time de la plus mauvaise des manières, encaissant un 5-0 des plus rédhibitoires (71-66). Pas le moins du monde impressionné, Nicolas Batum prenait ses responsabilités et enchaînait 6 points. Diaw et Pietrus ajoutaient un panier chacun, et c’est la France qui passait en tête avant que Bargnani ne réduise la marque (75-77). Avec trente seconde à jouer, comme souvent, tout allait se jouer aux lancers. Pas très rassurant pour les Bleus même si leur réussite était pour une fois honorable (19/28). Chargé de la mène, c’est Diot qui était envoyé sur la ligne de réparation, et qui, sans trembler du haut de ses vingt ans, mettait quatre lancers d’affilée. La messe était dite, et l’ultime lay-up de Belinelli n’y changeait rien. La France s’imposait 80 à 75 chez son voisin transalpin.
Avoir gagné le match a priori le plus compliqué de ces qualifications place de fait la France sur les bons rails. Ne reste plus qu’à espérer que le retour de Tony Parker permette de franchir un nouveau palier aux Bleus. Début de réponse samedi face à la Finlande.
Le SAV du match : Cusin a pas trop l’esprit de famille : zéro passes décisives.
Les stats
Les joueurs :
Jeanneau : pour quelqu’un tout juste de retour de vacances, le Villeurbannais a plutôt assuré malgré une sortie prématurée pour 5 fautes.
Batum : très utilisé, il a répondu présent en attaque avec 20 points. Il a pris ses responsabilités dans le money-time et s’impose comme un cadre incontournable.
Diaw : a assumé son rôle de leader tout en étant bien plus en jambes que contre la Hongrie.
Pietrus : gros match des deux côtés du terrain de l’ancien Palois qui a été le joueur le plus utilisé par Collet.
Turiaf : il a surtout fait le travailleur de l’ombre, mais son absence se faisait ressentir dès qu’il rejoignait le banc.
De Colo : sans démériter, il a tout de même été moins percutant que d’habitude.
Diot : a géré avec intelligence la mène qu’on lui a confiée pendant un quart d’heure tout en assurant des lancers cruciaux, ce qui, vu le niveau de ses collègues dans le domaine, est énorme.
Koffi : pas vraiment dedans , il n’a pas su offrir de relais utile aux titulaires.
Petro : hors du coup, ce n’était pas son jour.
Bokolo : engagé comme troisième meneur, il est resté, malgré les départs de Parker et Gomis, troisième meneur. Sans vraiment convaincre.
Traoré et Jackson n’ont pas joué
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Mathis Keita, c'est le fils d'Ahmadou l'an...
Quatre Frenchies devraient être de la part...
C'est très gentil, merci
Bravo pour ce site plein d'informations pe...
C'est sûr que c'est mieux... mais c'est pa...