Il ne manquait pas d’air, Carlo Recalcati, le coach italien, qui déclarait avant la rencontre que la France était meilleure sans Parker. Pour la peine, ce sont des Bleus à l’unisson de leur leader qui ont totalement étouffé la Squadra.
Ce match, que l’on peut qualifier de référence, a finalement été à sens
unique, les Français augmentant l’écart à chaque quart-temps pour finir
sur un 81-61 de très bonne augure avant la finale des repêchages (face
à la Belgique ou la Bosnie). Tout commence sur les chapeaux de roue
avec des Bleus motivés comme jamais qui infligent un 15-2 à des
Italiens n’arrivant pas à rentrer dans le match. Les sept points de M.
Longoria accompagnés des six d’un Florent Pietrus transcendé par son
retour à Pau laissent nos amis transalpins les pieds dans le ciment.
Une ultime action de top ten -passe dans le dos de TP pour Pietrus-
oblige Recalcati à prendre un temps-mort… qui ne change pas
grand-chose, les Bleus poursuivant leur dunkorama pour le plus grand
plaisir du Palais des Sports palois.
Et c’est sur le score de 19 à 7 que
le premier quart-temps s’achève. Connaissant son équipe, le fan
tricolore ne peut alors s’empêcher de craindre le retour de bâton d’une
entame idéale malgré un vilain 0/6 à trois-points. Trop beau pour être
vrai ? Toujours est-il que le second quart-temps ne change pas la donne
même si les Italiens se reprennent un peu. Du côté des Bleus, par
contre, ça déroule avec les interceptions de Batum, un premier
trois-point signé De Colo, et un 11/13 aux lancers de bonne facture. Ne
lâchant rien, les hommes de Vincent Collet rejoignent les vestiaires
avec quatorze longueurs d’avance (41-27). Les retours de Bargnani et
Belinelli sur le parquet après la pause n’y changent rien : à la grâce
de 5 points consécutifs de Ronny Turiaf, la Squadra azzura encaisse un
7-0.
Plus 21 pour les Bleus dans un Palais des Sports chaud-bouillant.
Sans remettre les siens dans les rails, Belinelli finit par faire
parler de lui et parvient à limiter quelque peu les dégâts en marquant
ensuite 12 points. Mais les Bleus ne déraillent pas, TP plantant
quelques banderilles bien senties dont un shoot au buzzer concluant le
troisième quart-temps sur le score de 62 à 46. Solidaire, appliquée,
que pouvait-il arriver à l’équipe de France ce soir-là ?
Totalement
hors du coup, les Italiens ne profitent pas de la légère baisse
d’intensité de leurs hôtes qui, par quatre pertes de balles, leur
laissent pourtant cette opportunité en début du dernier acte. La messe
est dite. Collet en profite alors pour faire tourner, en alignant
Traoré, Bokolo et Diot. Et c’est justement ce dernier qui, sur un
ultime trois-points, conclu un match mené de bout en bout. Le score de
81-61 résumant à lui tout seul la montée en puissance des Bleus lors de
ces qualifications.
Le ciel n’est malheureusement pas resté bleu
horizon bien longtemps puisqu’on apprenait à l’issue de la rencontre le
départ de Batum. Touché à l’épaule, il a été sommé par les Blazers de
revenir à Portland pour des examens. On ne sait pas encore combien de
temps l’ancien Manceau sera absent, ni même s’il reviendra. Avant de
connaître son adversaire, belge ou bosniaque, pour la finale des
qualifications, l’équipe de France aura l’occasion de se tester sans
Batum face à la Finlande le 17 août pour un match qui ne comptera que
pour du beurre.
Les stats
Les joueurs Tony Parker : un match plein pour le leader des Bleus.
Prenant le match à son compte sans pour autant monopoliser le ballon,
TP a rassuré tout le monde sur son niveau actuel. Nicolas Batum : les
responsabilités prises en l’absence de TP n’ont pas été abandonnées par
le Blazer qui confirme par une grosse présence des deux côtés du
terrain. Un parfait lieutenant. Boris Diaw : peu en vue, il a fait le
travail en laissant ses camarades briller à sa place. Pour le
leadership qu’on attendait de lui par contre, il faudra repasser.
Florent Pietrus : toujours aussi précieux en défense, il a aussi
apporté son écot en attaque. Une des pierres angulaires du groupe.
Ronny Turiaf : une grosse présence sous les panneaux pour le travail de
l’ombre à laquelle s’ajoutent quelques paniers précieux. Et les lancers
rentrent ! Nando De Colo : à l’ombre du duo Batum-TP, il a désormais de
mal à trouver sa place. Plus de fautes que de points. Aymeric Jeanneau
: désormais simple relais à la mène, il a fait le travail sans
démériter. Yannick Bokolo : en froid avec son shoot, il reste un cran
en dessous des autres arrières. Ali Traoré : semble être l’intérieur
remplaçant le plus à même d’assurer sur de courtes séquences. Johan
Petro : deux fautes et puis s’en va. Alain Koffi : peu de temps pour se
mettre en valeur. Antoine Diot : trois fautes en moins de temps qu’il
ne faut pour le dire, il a rappelé d’un coup son inexpérience. Un joli
trois-points quand même.
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